Grève de 40 heures au Port de Montréal

Le 29 juin dernier, le Syndicat des débardeurs du port de Montréal (SCFP 375) a envoyé un préavis de grève partielle à l’Association des employeurs maritimes (AEM) annonçant que certains de ses membres débraieront durant 40 heures à partir de jeudi cette semaine.

En effet, il y aura un arrêt complet des opérations de deux terminaux de la Société Terminaux Montréal Gateway (MGT) du jeudi 2 juillet 2020, à 15 h, jusqu’au samedi 4 juillet 2020, à 6 h 59, incluant le service d’amarrage. Les autres terminaux seront opérationnels durant cette période.

Le SCFP 375 représentant 1125 débardeurs tente de renégocier un contrat de travail depuis que la convention collective est venue à échéance le 31 décembre 2018.

Les négociations avaient repris récemment après un jugement important du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) portant sur les services essentiels à maintenir en cas de grève.

L’AEM déboutée devant le CCRI : liberté d’action syndicale protégée

L’AEM du port de Montréal a échoué dans sa tentative de faire déclarer la totalité des activités de débardage comme services essentiels.

« Nous sommes évidemment très contents, car nous avons retrouvé notre liberté d’action syndicale. Rappelons que l’AEM s’est adressée au CCRI demandant le maintien de l’ensemble des activités des débardeurs, notamment en cas de grève », explique Michel Murray, conseiller syndical au SCFP.

La décision du CCRI conclut que les « risques imminents et graves pour la santé et la sécurité du public » advenant le déclenchement d’une grève des débardeurs n’ont pas été démontrés par les employeurs.

Celle-ci rappelle également un principe capital, soit que le droit de grève est protégé par le Code du travail et que la Cour suprême du Canada a décrété que ce droit jouit d’une protection constitutionnelle.